DANSE ET ARTS PLASTIQUES

De Carpeaux à Rodin, de Degas à Toulouse-Lautrec, de Matisse à Picasso, de Nolde, Kirchner à Beuys, de Klee à Rauschenberg, d'esquisses en peintures, un cours étrange se dessine et se creuse où la danse moderne -d'Isadora Duncan à Merce Cunningham, en passant par Mary Wigman ou Martha Graham - trace, invente et fraye ses écritures singulières inimitables.

 

 

 

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La caryatide, en mouvement

En référence à un vers de Hugo, et, à travers Rilke, Rodin, Modigliani, Laurens, Isadora Duncan et Ted Shawn, montrer que la danse trouve l’une de ses impulsions les plus profondes dans cet appui que lui offre la sculpture, lui ouvrant l’accès à l’espace et au temps, en se détachant de sa masse.

 

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Le geste inapparent

Autour de Schiele, Kandinsky et Klee, montrer qu’une figure – celle d’un corps dansant – ne se soutient que par l’existence de plans infimes et abstraits qui lui servent d’appui pour, comme le dit Deleuze, « se tenir debout » et « faire figure ».

 

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Cette danse qui « n’a pas encore commencé à exister »

A partir du « Van Gogh » d’Artaud, des peintures des nabis et des fauves, montrer que la peinture est aussi un appel inouï de corps, dont la danse se fera l’étrange héritière ou dépositaire.

 

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La question de l’autoportrait en danse

« L’autoportrait est une forme très récurrente en art à travers les siècles. Qu’est-ce que serait un autoportrait chorégraphique ? Cela est-il même possible ? »

 

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La danse et l’esquisse

« La question de l’esquisse est commune aux arts plastiques et à la danse, mais son traitement diffère, permettant en danse d’expérimenter ce qui se joue entre pulsions, rythmes, lignes, volumes, virtualité et épaisseur.» A partir de dessins et d’esquisses – de Carpeaux à Beuys – montrer que la danse ne crée sa propre écriture à partir d’un corps d’esquisses proche, probablement, de ce que Kandinsky appelait « le trésor solennel des gestes ».

 

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La danse, Un art de l’inattendu

Nijinsky ecrivait: « Je ne danse pas pour que quelqu’un m’attende ». La vérité de sa danse obéissait donc à un étrange rendez-vous… En analysant la Danse de Picasso (1925) et certains des dessins qu’il a pu produire dans ces mêmes années des ballets de Diaghilev, on tentera d’approcher l’énigme qu’ils proposent à cette danse. Ne doit-on pas danser là où c’est le moins attendu ?

 

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Cunningham et Duchamp

La création de Walk around time représente certainement l’un des points d’acmé de cette relation entre danse et arts plastiques. L’oeuvre, Le Grand Verre de Duchamp, est fragmentée et distribuée dans l’espace comme une oeuvre
ouverte ; la danse trouve dans cette ouverture la chance (peut-être inespérée) d’être enfin un art célibataire…

 

 

 

 

Isadora Duncan dansant
dans un temple grec

 

Adrien Dantou dans Un son étrange.
(c) Laurent Philippe

 

La danse, Pablo Picasso, 1925

 

 

Le grand verre, Marcel Duchamp